La pub n’est pas seulement celle qui s’étale sur des panneaux, sur des écrans (télévision, cinéma, Internet, téléphones mobiles…), sur les magazines, sur les journaux, à la radio, sur les vêtements (les marques sont des messages qui se conforment simplement à l’étiquette dominante), sur des voitures, sur des bâtiments, les salles d’exposition (appelons-la, ici, « mécénat »), les grands magasins, le métro, le tramway, les taxis, le train, l’avion…
A quand la pub insérée dans les livres (au milieu des pages ou dans le « bookeen » ) ?
Information brute et douce, répétitive, en boucle, la pub s’insinue dans les cerveaux humains, dans les cerceaux intellectuels, dans le regard qui devient obnubilé, obéré, obéissant, obituaire, dans les oreilles, jusque dans les pores de la peau : lavement permanent 24h./24, représentation obsédante et obsession de la représentation
Guy Debord : « Ici, chaque marchandise prise à part est justifiée au nom de la grandeur de la production de la totalité des objets, dont le spectacle est un catalogue apologétique. » (La Société du spectacle, Buchet-Chastel, 1967, p.48.)
Nous vivons dans le monde publicitaire, dans la publi-cité, univers non plébiscité puisqu’imposé : on l’a vu récemment sur les blogs du Monde avec l’apparition des annonces Google. Le paradoxe est bien de stigmatiser la pub sur tel ou tel support qui lui doit en partie son fonctionnement ; le serpent dialectique en vient à se mordre la queue.
Peut-on échapper à la pub ? Sans doute que non. Mais juste espérer, alors, naviguer entre ses écueils et ses icebergs (le Titanic du marketing n’est pas à l’abri d’une collision tragique, la nuit), se glisser dans les interstices, déjouer les « pop-up », les futurs drones informatiques ciblés ad hominem (« réseaux sociaux »), les fichiers qui nous ont répertoriés selon nos opinions et goûts les plus intimes, les sites que nous fréquentons, les amis avec lesquels nous communiquons.
Les caméras n’ont plus besoin d’être embarquées (bientôt, la webcam intégrée dans notre micro-ordinateur, reliée à l’ordinateur central du ministère du Web, restera allumée en permanence pour nous surveiller), la pupille de notre œil sera enregistrée avec ses caractéristiques uniques comme déjà dans les systèmes de reconnaissance existants (mieux que le relevé des empreintes digitales ou de l’ADN non instantané).
A Rotterdam, (Libération du 8/12/07), un système anti-tags a été mis en place, qui diffuse des ultra-sons « audibles seulement par les moins de vingt-cinq ans » : passé un certain âge, la sagesse veut en effet que l’on contemple les affiches de pub sans moufter.
Un jour viendra… où l’on retournera au bon vieux samizdat, au papier plié en quatre et passé de main en main (capuche sur la tête pour éviter les caméras de surveillance urbaine), où l’on se réunira dans des lieux tenus secrets (pas dans des cafés, sans doute « branchés » eux aussi) et où l’on parlera à voix basse : « la conspiration » devrait alors – question de survie – accompagner la respiration.
RDV FG6 14-49 768JH LMS BC6 896 G3E6 0ILP VS90 P73Z 89GR NB66 L9OQ NOO2

(Photo prise le 28/10/07, à 8h.57, Paris, pointe Poulmarch, 10e. Cliquer pour jouer au 4 x 3.)
Dominique Hasselmann
formidable de trouver une pointe Poulmarch dans le X°
cela donne envie de passer un coup de biniou (disait mon adjudant -en 68 ! pas de portable in illo tempore) : le bain de siège de Rika Zaraï était rudement prémonitoire, et assurément moins agressif que les clystères de Paris (je te fais suer Eugène?)
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Cette « pointe » (espace triangulaire de jeux) se trouve en face du collège Louise-Michel. Elle a été refaite récemment avec une belle fresque murale.
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Trés interrésent comme blog, que je trouve riche et bien organisé!
Par l’occasion je t’invite à l’inscrire GRATUITEMENT ET RAPIDEMENT dans ma topliste Panorama
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Bonne continuation!
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