Non, Christian Salmon (« Nicolas Sarkozy et les sarkologues », Le Monde du 15/2/08), le « prurit des commentaires » qui démange, d’après vous, les divers analystes du comportement du chef de l’Etat ne s’en tient pas seulement à l’aspect superficiel des choses. Vous écrivez : « A tel point qu’on dirait que la France n’a pas élu un président mais un sujet de conversation ».

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Votre article a sans doute dû être rédigé avant l’intervention très digne, hier, de Simone Veil sur le site de L’Express, relative aux propos sur le « devoir de mémoire » tenus le 13 février par celui que vous comparez au Revizor de Gogol, « une figure de l’absence du politique ».
Ecoutez aussi le discours du Président, vendredi dernier, dans cette école de Périgueux, où, comme partout en France, un jour peut-être, il ne manquera plus sur les murs que son propre portrait sur fond de drapeau tricolore.

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Ce simple « sujet de conversation », parlez-en aux caissières de Carrefour à Marseille, aux ouvriers de Kleber à Toul, de Miko à Saint-Dizier, d’Arcelor-Mittal à Gandrange, et prenez connaissance, dans le même temps, des profits des grandes entreprises du CAC 40 et de l’enrichissement « décomplexé » de leurs patrons.

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Le discours et la posture de Nicolas Sarkozy sont justement le reflet exact de sa politique : vous ne séparerez pas l’un de l’autre. Il est utile d’exercer à cette occasion comme un devoir de miroir. C’est l’histoire elle-même qui vous le dit.

Dominique Hasselmann
Tout l’art est là, « faire perdre tout aplomb », brouiller concepts et représentations.
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Sujet de conversation vous-même ! Je ne goûte pas ce salmigondis salmonesque : dans le même ordre d’idée que les « décomplexés du Cacarante » dont l’autre petite Parisot se targue, j’ai entendu que cette année l’ISF a progressé de 18% (tant mieux ?), que le nombre des contribuables y soumis (joli, cet y) a aussi augmenté, dans les mêmes proportions. Bon, enfin, que demande le peuple ? Il y a du soleil, les caisses de l’Etat se remplissent, et à la barre, Cossard le petit premier envoie des sms à sa première dame. Miko ? Carrefour ? Kléber Colombes ? Comment dites-vous ?
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Il paraît que SARKO aura son timbre poste ?
Et que la colle même de bonne qualité, sera inutile car les gens selon la rumeur , au lieu de lècher la colle, cracheront du mauvais côté……….
anecdote « frapadingue » à censurer !
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Allez, transportons-nous dans une trentaine d’année et lisons ce que les livres d’histoire rapportent de la période actuelle.
Puis, allons pleurer.
Kiki
(à chaque fois, je pense que le fond est atteint, à chaque fois, le fond s’éloigne et s’enfonce…)
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J’avoue humblement que je ne m’attendais pas à ces espèces de rebondissements incessants. A l’extrême limite, je me demande même comment font certains ministres pour garder leur sang-froid, ne pas dire ce qu’ils pensent – au fond. Je ne peux pas imaginer qu’ils partagent tous cet enthousiasme puéril. Il me semble qu’il y a une ambiance de peur qui plane. L’argent n’explique pas tout, ce n’est pas possible. Ou alors je me « plante » complètement?
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Peur du remaniement ministériel, oui, des têtes vont tomber, peur de déplaire, oui, la parole d’un seul l’emporte sur les avis bouche cousue des autres, peur de ce que l’on dira dans trente ans (comment ont-ils pu supporter cela ?), peur de mécontenter l’électorat jusqu’alors fidèle, peur sur la ville et peur sur la vie…
Sarkozy en ferait même des cauchemars : « l’homme aux ratés ».
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Oui, je crois aussi que sur ce coup-là, Salmon s’est planté. La littérature mène à tout – mais visiblement pas à une meilleure compréhension du politique… 😉
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