Réduction des effectifs

J’ai eu la chance, insigne, de faire mon service militaire (1er régiment d’artillerie de Montbéliard, Doubs) et je fus même déclaré « tireur d’élite » au fusil de guerre à lunette(s). Tout ce qui est pas cadencé m’est donc particulièrement cher et j’examine en ce moment, avec un intérêt non camouflé, la grande réforme qui sera mise en place – mais seulement après la fête du 14 juillet sous l’autorité du Chef des armées tel qu’il est mentionné dans la Constitution.

La démission récente du général Cuche, chef d’état-major de l’armée de terre, n’est qu’un épiphénomène. Il a vite été remplacé comme il convenait.

La réduction des effectifs, et donc la suppression d’un certain nombre de casernes vétustes, notamment dans l’Est de notre pays, avec des régiments dont la création remonte souvent à la guerre contre les Prussiens, participe d’une refonte bienvenue de nos forces de défense : si nous devons attaquer, il nous faut être capables de nous déplacer rapidement, par air, et non en nous traînant sur les routes nationales avec des transports de chars qui défoncent l’enrobé.

vigi1_dh.1215669129.jpg
(Photos : gare de l’Est, Paris, 22 juin. Cliquer pour agrandir.)

Pourquoi aurait-il fallu que les économies budgétaires de l’Etat, décidées par le président de la République, n’affectent, par exemple, que l’Education nationale, et ce, de manière toute marginale ?

Il importe de montrer, malgré les criailleries de quelques députés, même siglés UMP, que la France reste le symbole d’un pays qui rayonne partout dans le monde, en civil et en uniforme. Plutôt le Tchad que Mourmelon, où les manœuvres s’effectuent d’ailleurs à l’étroit.

Oui, la RGPP (Révision générale des politiques publiques) doit enfin s’inspirer efficacement du RPG !

vigi2_dh.1215669239.jpg
(Photo : cliquer pour agrandir.)

Dominique Hasselmann

12 commentaires sur “Réduction des effectifs

  1. Je pense que savoir viser avec une arme, ça sert aussi à faire des bonnes photos, mais ce n’est pas suffisant, en tout cas, pour la dangerosité, y a pas photo…..quoique….
    Enfin, un commentaire qui tente d’être un peu marrant, un peu….

    J’aime

  2. – jerome : là, je rends les armes !

    – PdB : bizarre, j’ai reçu tes deux précédents commentaires sous forme de mails, simplement ils ne sont pas apparus sur le blog. Sans doute un problème technique (tu es peut-être, toi aussi, surveillé…).
    Pour les tenues camouflées, à qui se fier ?

    J’aime

  3. Tiens, c’est marrant, j’ai aussi fait mon service militairte au 1er régiment d’artillerie mais à … Bastogne, en Ardenne belge. Mais c’était dans l’armée belge, il y a bien longtemps.

    J’aime

  4. DH : éplucher des patates ? Vous nous dites ça pour faire « couleur locale », Ami Bidasse et tout…? ou bien avez-vous fait vos trois ans avant le Der des Der ? Moi qui vous cause, je n’ai jamais épluché quoi que ce soit, ayant été affecté (ô combien) « dans les bureaux », où j’ai appris (tout seul) les rudiments de la dactylographie, et (avec d’autres) les arcanes du jeu de tarot.
    Il est vrai que j’étais dans l’armée de l’air, réputée intellectuelle : nous allions jusqu’à enseigner de l’anglais aux élèves-pilotes, c’est dire.

    J’aime

  5. Une base aérienne en plein Paris, ça frise l’oxymore, si j’ose dire : pas de place pour faire atterrir un avion. D’ailleurs le survol de la capitale est interdit, crois-je savoir.
    Pas étonnant que le Président n’ait pas aimé son temps sous les drapeaux : malgré tous les pistons et passe-droits, l’armée reste encore une niveleuse, et tout général a commencé par être soldat de deuxième classe. Et ça, tel qu’on le connait, il ne devait pas le supporter facilement.
    Quant à moi, je n’avais pas le luxe de la cireuse : c’était arrosage, puis balayage ; puis remplissage des grands poêles à mazout (la belle époque…). Prof d’anglais aussi, jusqu’à ce qu’un fayot (homme du rang promu caporal) vienne me faucher la place au laboratoire de langues.
    Mais je m’égare.

    J’aime

Les commentaires sont fermés.