Elles démarrent au signal invisible comme elles s’arrêtent d’un coup. Le chef d’orchestre clandestin est activement recherché. Leur musique insectuelle est répétitive, réservée aux élytres. Peu de variations sinon infimes, de temps en temps, il suffit peut-être d’un nuage.
Des corps diaphanes de cigales restent accrochés parfois aux branches : la vie est une enveloppe qui a brui.
Dominique Hasselmann
Beau verbe que bruire, en danger de nécrose,
comme la vie qui se conjugue au passé composé
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Surtout, Chasse-clou, ne change pas de branche ; y’a du p(a)in sur la planche, dans les planches aussi du reste (démocratie funéraire).
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tellement fort que l’on n’entend plus le bruissement des feuilles
merci
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Tout un décodage magique des vibrations … qui n’appartient plus qu’aux humains restés intuitifs et devenus sorciers 😉 Connaissez-vous le bruissement de l’ombre du vent dans les champs de blé à midi ?
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Car la vie est une enveloppe qui a bruni…
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@JEA : Carla … Bruni … enveloppe … rire (Si joli que je n’ai pas résisté) 😉
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Quel tempo ! On aurait du mal à suivre s’il fallait s’agiter à la cadence de leur élytres et par les chaleurs où elles officient ! Merci pour cet été en boite à réécouter par -5 cet hiver.
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Chasse clou, vous écrivez ce qui vous chante quand ça vous chante !
A bas les fourmis !
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1’59 pour filmer l’invisible ! Dominique, tu es le voyant des temps modernes, et j’entends à ce que l’on y prête oreille attentive.
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Ah les cigales… Que de souvenirs auditifs et olfactifs d’enfance.
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@ Jef : pour l’olfactif, des chercheurs s’en occupent sûrement pour Internet.
@ Fabrice : cette phrase tout à fait surréaliste est plaisante à entendre !
@ Jyf : le chant dure tout l’été.
@ Zoë : provisions pour l’hiver…
@ Sorcière : la revoilà encore.
@ JEA : et mal timbrée.
@ Sorcière : le bruissement de l’ombre du vent, trop joli pour être capté !
@ martin : les feuilles se font parfois modestes.
@ Chr. Borhen : les planches et le chasse-clou…
@ Océania : il est cruel, votre arrêt sur images et mots.
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Eh bien à moi qui les ai tous les jours, vos cigales, Chasse-clou, parfois leur musique me fait l’effet d’être incestuelle, insexuelle et intextuelle… Non non, je ne me rangerai pas à l’avis global de votre audimat généralissime.
Voilà, c’est dit !
Insectueusement vôtre néanmoins.
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@ ArD : c’est trop bête !
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Je suis née au pays des cigales et j’ai grandi avec leur chant.
Puis la vie m’a amenée plus loin et je ne passe plus qu’un mois par an auprès d’elles.
Me voici justement rentrée et elles me manquent déjà.
Merci de me les avoir rendues ainsi pour un petit instant de bonheur ce soir…
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ça me change avec bonheur du roucoulement de mes pigeons fienteurs !
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Je l’ai entendu récemment, en voiture l’acouphène déroulait un déséquilibre en virages.
Moi aussi, je cherche activement le chef du chœur.
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« Elles démarrent au signal invisible comme elles s’arrêtent d’un coup. Le chef d’orchestre clandestin est activement recherché »
cela m’a fait songer à ceci :
« En quelque soir, par exemple, que se trouve le touriste naïf, retiré de nos horreurs économiques, la main d’un maître anime le clavecin des prés. »
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@ Jerome : mais c’est de qui ? Plutôt Vaneigem que Debord ?
@ Dom A. : acouphène dans les virages, radar plus loin…
@ nomade : pourtant, la Suisse est propre, non ?
@ Aurora : on peut les emporter avec soi.
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J’ai pu prendre des photos de certaines de ces musiciennes cet été…
Et j’ai appris des tas de choses intéressantes sur cet insecte étonnant sur le site http://www.cigale.info/ que je conseille vivement.
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@ D.H. : C’est du Rimbaud (Soir historique).
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@ Jerome : je me disais aussi…
@ Jean-Luc : merci pour les infos.
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Quelle série !
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