Hier

Dans l’après-midi de lundi, à Paris, la majorité des bouquinistes sur les quais étaient fermés : leurs boîtes, du moins. L’un d’eux me dit : « Vous savez, j’ai quatre-vingt dix ans, je ne vends plus rien, alors je n’ai qu’une envie : m’en aller ! »

J’ai aperçu, parmi d’autres cachotteries, un Perec (W ou le souvenir d’enfance), un Benjamin Péret (La mort par la feuille), un André Breton par Alain et Colette Virmaux, des polars en quinconce…

La Seine était belle sous la grisaille.

Puisque les vacances scolaires ont commencé, Le Chasse-clou va en prendre aussi (comme tous ces gens payés à rien foutre) : il est dans la zone libre C, il reviendra donc ici avec son cartable dès le 8 mars.

A bientôt !

D.H.

hier1_dh.1266908826.jpg hier2_dh.1266908882.jpgtrav1_dh.1266909907.jpghier3_dh.1266910051.jpg (Photos : cliquer pour agrandir. Et ouvrir la boîte verte.)

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41 commentaires sur “Hier

  1. @ brigetoun : merci !

    @ Gilbert Pinna : oui, mais « pompée » en 2001 par LVMH (donc Vuitton qui faisait hier de la pub dans lemonde.fr) : les travaux, qui durent, aboutiraient à la création d’un hôtel… et de « logements sociaux ».

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  2. … et une belle moisson hivernale de photos pour nous faire patienter !

    A bientôt ; et ne glissez pas malencontreusement sur une plaque de verglas.

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  3. La devise de la Samaritaine ?
    Travail. Amazone. Chasse…

    Vos vacances ne seront pas trop longues pour nous permettre de comprendre et de digérer ce triptyque.

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  4. Merci JEA. Je crois que vous avez trouvé l’explication que je cherchais pour la devanture de la Samaritaine. Je n’avais pas fait attention : « chasse » était accolé à « Amazone ». Cela devient très clair maintenant : ces femmes qui font la chasse à l’homme…

    C’était un architecte coquin (mais je ne sais pas lequel, finalement, puisqu’ils étaient deux à travailler en parallèle puis un troisième pour une ultime façade, si je me rappelle de La Samaritaine selon Wikipédia…).

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  5. @ Pat : photos libres d’interprétation.

    @ JEA : les devises sont maintenant en argent sonnant et trébuchant.

    @ Ambre : merci.

    @ Jeandler : ce renversement est intéressant.

    @ Michel Petit : verglas sans.

    @ PhA : en plongée !

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  6. Un billet qui emporte en effet le désenchantement et son contraire. C’est juste que tout bouge et cherche un nouvel équilibre. Sur un plan pratique faîtes donc le plein ! hein Dominique ! 😉
    Le vide et le plein … une oscillation vitale

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  7. Désenchantement ? Je ne sais pas.

    J’aime beaucoup les deux bancs si patinés et qui ressemblent à des patins pour géants. C’est très doux.

    Accroche-t-on les souvenirs aux grillages à l’aide d’un cadenas ? Fantaisie de poètes qui détournent à leur manière les symboles qui enferment. J’aime bien l’idée.

    Bonnes Vacances et gare aux clous !

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  8. Leila dit ce que je veux dire : ces bancs sont merveilleux et j’aime beaucoup l’idée du cadenas poétique qui m’enchante.
    Mais j’adore le vélo rouge africain qui tourne le dos au ‘gagner plus’ contesté et l’image du rien qui suit brutalement !!
    Bon congé Dominique et au 8 mars… le cartable plein de nouveaux enchantements !

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  9. @ Dom A. : devoir de vacances, tu veux dire ?

    @ MH : pédaler plus…

    @ leila zhour : belle image que ces « patins pour géants » : peut-être viennent-ils la nuit ?

    @ Sorcière : comme le balai dans les étoiles ?

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  10. j’arrive encore tard : écoutez, Chasse-Clou, prenez de bonnes vacances, faites de jolies photos, ou n’importe la joliesse, rapportez-nous de belles histoire (on ne demande qu’à y croire) et que les jours prochains vous soient cléments, ainsi qu’aux vôtres… A bientôt

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  11. Du bout du monde, vos photos font rever. Je travaille tout en haut du Rockefeller Center (62eme etage) et malgre la vue magnifique, ce sont ce petit cadenas, ces vieux bancs en bois et les bouquinistes qui me font rever.

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  12. Il y a un riche avocat qui gagne 3000 euros en sous louant des emplacements à des bouquinistes.

    A priori il louerait de l’emplacement public.

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  13. @ mathias : merci du renseignement.

    @ Florence : Après le commentaire venant de Chine, « Le Chasse-clou » prend, grâce à vous, une dimension internationale, thanks a lot !

    J’espère que la tempête de neige récente sur Washington n’a pas connu son équivalent à NY : sinon, cela aurait été l’occasion de faire des photos exotiques.

    Mais depuis le haut de votre immeuble célèbre, cela doit être possible, non ?

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  14. Ce bouquiniste de 90 ans ne voit plus personne parce que des connards modernes commandent leur provende par le net. Résultat, ils n’ont que ce qu’ils ont commandé et rien de plus, aucune magie, aucune surprise, aucune découverte procurées par celui qui les a fréquentés depuis si longtemps. Moi, je suis également un connard moderne qui fournit les livres de cette manière et qui rêve encore de « Paris sur Seine, la mouillée » et des reflets gris du fleuve qui se surimposent sur les couvertures de livres. J’attends des clients qui ne viennent pas. Je fais des paquets. Et je reste avec ces ouvrages qu’on ne me demande plus : plus de coup de foudre, plus d’émotion, rien qu’une petite passe furtive après avoir déballé le paquet…
    Bonnes lectures, mon cher Dominique.

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  15. @ Le Tenancier : cette mauvaise « passe », votre coup de blues, ne peuvent être que passagers, et il faut certes espérer que les bouquinistes tiennent le choc (ils devraient être classés au patrimoine mondial de l’humanité !), on trouve encore des surprises chez eux comme sans doute chez vous.

    L’avantage est que vous n’êtes pas en plein vent, en pleine pluie (la neige est plus rare), en plein froid. Donc la santé à l’abri !

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  16. On croit, comme pour la poinçonneuse des Lilas, le bougnat auvergnat et le ramoneur savoyard, que le bouquiniste des quais de Seine est éternel. Là, on peut le dire, c’est une grosse çonnerie.

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