L’emprunt des sens interdits

J’ai parcouru l’article publié sur le site du monde.fr le 17 mai : il y avait belle lurette que les cyclistes empruntaient les sens interdits, dans les rues ou sur les ponts, il suffisait de les croiser, à droite si l’on était à pied sur le trottoir ou à gauche si l’on passait en voiture.

panneau1_dh.1274414332.jpg (Photo : Paris, Boulevard Magenta, 10e, le 19 mai. Cliquer pour agrandir.)

Maintenant, ce sera autorisé officiellement à compter du 1er juillet, dans les zones marquées 30 km/h (les vélos dépassent rarement le 50 km/h dans Paris).

Mercredi dernier, j’ai découvert tout à coup le nouveau panneau, qui n’était pas encore totalement libéré car dans l’attente que le feu vert soit donné le jour J.

Il est toujours piquant d’observer la marche de la ville.

panneau2_dh.1274414532.jpg(Photo : cliquer pour agrandir.)

Dominique Hasselmann

30 commentaires sur “L’emprunt des sens interdits

  1. J’en mettrais mes mains à couper Chasse-clou : tu t’es dopé pour « trousser » un tel titre.

    Au fait, as-tu lu « La littérature a l’estomac dans les talons » d’un certain Achille Gracq, remarquable pavé s’il en est (Editions du Goudron, 1968 ou 69) ?

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  2. @ Chr. Borhen : Hélas non, j’ai juste le bouquin d’un homonyme prénommé Julien, paru d’abord chez Corti en 1961 – et republié par Pauvert dans sa petite et précieuse collection kraft « Libertés » (septembre 1964, N° 10).

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  3. Ils ne pourraient pas virer ces espèces de bites, qui dépassent mortellement, comme les glissières sur les autoroutes ?
    Cela promet de beaux bobos aux roustons.

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  4. @ Dom A. : peut-être Bertrand Delanoë lira-t-il ta remarque.

    @ kystes : vous fantasmez, alors qu’il ne s’agit que d’un article sur la signalétique parisienne !

    @ quotiriens : j’espère qu’un jour Internet pourra transporter ces effluves…

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  5. Dommage que la dame de la photo ne soit pas en vélo: vent, vélo et jupes sont esthétiquement très compatibles.
    Mais comme d’habitude, la capitale française traîne à découvrir des innovations en matière de cyclisme et vu l’anarchisme habituel du Parisien certains capots risquent d’avoir des invités surprises.
    Je me demande par contre comment vous faites pour vous y retrouver dans cette forêt de panneaux et de marquages au sol : à bientôt un permis pour piétons ?

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  6. Vu la liste des permis. Très riche. J’en ai rajouté un sans lequel il n’est pas permis de permettre.
    Heuuu…, la musique, c’est qui et comment ça s’appelle, si je puis me permettre à mon tour ?

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  7. la musique est charmante et guillerette à souhait, la jeune dame aussi, mais vais pas être consensuelle : les vélos et les rollers sont mes ennemis ou l’étaient à Paris, eux qui transformaient mes moments de rêverie ambulatoire (les seuls que je trouvais temps de m’offrir) en parcours du combattant avec coeur remontant dans les gencives et qui, de toute façon, se moquent éperdument de toute règle et de tous autres existants

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  8. @ nomade : la musique est d’Erik Satie – il suffit de cliquer sur le lien en rouge pour voir son nom – et l’énigme à trouver : quel est l’intitulé de la pièce reproduite ?

    @ brigetoun : les rollers ont quasiment disparu de la circulation et les cyclistes qui activent leur sonnette sont en général plus polis que les 4 x 4.

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  9. Moi mon rêve serait de rendre la chaussée entière aux cyclistes. Dans les pays du Nord, les cyclistes occupent les voies. A Paris, pédaler demande un certain courage . Les cyclistes sur les trottoirs c’est galère pour les piétons (et leurs chiens). Toujours l’oeil pour les belles filles hum !

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  10. De Satie j’aurais choisi dans « Pièces Froides » Airs à faire fuir ou Danses de travers… pour qu’elle se dodeline des deux côtés !

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  11. Les fleurs du mal en sens interdits ?

    La rue assourdissante autour de moi hurlait.
    Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
    Une femme passa, d’une main fastueuse
    Soulevant, balançant le feston et l’ourlet ;
    Agile et noble, avec sa jambe de statue.
    Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
    Dans son oeil, ciel livide où germe l’ouragan,
    La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
    Un éclair… puis la nuit ! – Fugitive beauté
    Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
    Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ?
    Ailleurs, bien loin d’ici ! trop tard ! jamais peut-être !
    Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
    Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais !

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  12. @ Charles Baudelaire : Charles, attends ! Je reprends mon Pléiade…

    @ double je : bravo ! C’est bien cette pièce-là :

    Embryons Desséchés I. d’Holoturie (été 1913).

    Regardez les indications humoristiques d’interprétation, données par Erik Satie sur la partition… vous l’avez gagnée !

    (Pour « desséchés », ce n’est pas évident…)

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  13. @ Jean-Luc : évidemment.

    @ jeandler : « heurette », c’est une énigme pour demain matin ?

    @ Sylvaine : j’aime bien le rythme primesautier et la fausse fin de ce morceau.

    @ Zoë : les piétons n’ont qu’à écouter le bruit aimable des sonnettes…

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