« Des hommes et des dieux », un film parlant

Je n’ai vu aucun film de Xavier Beauvois, sauf, depuis hier, Des Hommes et des dieux, celui qui a reçu le Grand Prix du jury au dernier festival de Cannes.

C’est une œuvre forte, prenante, qui redonne au cinéma son cadre de qualité : transporter le spectateur hors de la salle, le faire vivre, lui aussi, dans l’écran, et les deux heures du spectacle semblent trop courtes.

On connaît la trame de l’histoire : sept moines de Tibherine (en Algérie, mais tournage au Maroc…) ont été enlevés puis tués, au printemps 1996,  dans des circonstances non encore éclaircies, soit par un groupement islamiste, soit par l’armée. Il y eut deux survivants, l’un est même toujours en vie et l’on a pu entendre son témoignage dimanche 12 septembre, le matin, sur France Inter.

Le film de Xavier Beauvois a su reconstituer ou réinventer la vie monacale de cette période, son quotidien, les prières, les chants liturgiques a capella, les soins donnés à la population locale, le jardinage, la double intrusion des futurs assassins dans le monastère… avec une précision implacable, un respect remarquable, une attention délicate.

Les neuf acteurs sont tous extraordinaires (Lambert Wilson, hiératique, Michael Lonsdale, malicieux…) et filmés, par moments, comme des portraits à la Rembrandt. Les rides, les sourires, les pleurs creusent les visages, terre des sentiments.

La lumière captée par Caroline Champetier (chef op’ qui n’est pas née de la dernière pluie) est à la fois extérieure et intérieure. Le moindre plan est tiré au cordeau, la mise en scène (ou en Cène) touche au sublime.

Lors d’une séquence admirable, les moines couvrent de leur chant collectif le vrombissement d’un hélicoptère militaire venu les surveiller et intimider de haut, puis de plus en plus près, dans le bâtiment simple – avec sa cloche au son grêle – qui les abrite.

L’hebdo Télérama du 11 au 17 septembre a publié deux articles sur ce film : l’un « pour », d’Aurélien Ferenczi, l’autre « contre », de Pierre Murat.

Ce dernier s’est malheureusement fourvoyé, il n’a pas vu que Des hommes et des dieux était au fond un film philosophique sur la notion de choix (doit-on rester, résister ou partir quand s’approche la menace de la mort ?), un film sur la foi, l’engagement dans une croyance et ce à quoi elle peut se trouver confrontée, un film sur le chant et la parole et le silence, un film parlant.

Au générique de fin, un autre Beauvois (le fils du cinéaste ?) est mentionné comme « stagiaire AK 47 ». Oui, ce clin d’œil rappelle que la Kalachnikov est devenue aussi l’arme brandie par certains combattants au nom d’une divinité révérée sinon révélée.

beauvois2_dh.1284541173.jpg (Photo : cliquer pour obtenir un gros plan.)

Dominique Hasselmann

Affaire Woerth-Bettencourt : remugles d’Etat

Le Monde est-il sur écoutes à cause de l’affaire Woerth-Bettencourt ? Si une plainte a été déposée contre X pour « violation du secret des sources » des journalistes (loi du… 4 janvier 2010 !), ce n’est sans doute pas une pure plaisanterie. Eric Fottorino, le directeur du quotidien, déclarait hier soir sur France 2, dans un reportage très rapide : « Celui que l’on veut ainsi déstabiliser, ce n’est pas le journaliste mais sa source. »

Les remugles d’Etat sentent de plus en plus fort. « Je me souviens », peut dire Edwy Plenel.

« Woerthgate », « Sarkogate » ? Le temps politique se gâte et se couvre, la pestilence monte du marécage, même si l’on prétend que l’argent n’a pas d’odeur.

Tandis que le président de la République visitait « en famille », dimanche dernier, la grotte miraculeuse de Lascaux, les policiers de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), casques sur les oreilles, surveillaient sans doute les conversations des journalistes du Monde. L’information est une denrée trop précieuse pour ne pas être partagée, elle mérite même à ce titre « un éclairage » venu d’en haut.

ns-a-lascaux_dh.1284431684.jpg(Capture d’écran du monde.fr du 13.9.2010. Le tag a été rajouté.)

Alors, non seulement porter une charlotte sur la tête (sauf pour l’hôte présidentiel du lieu et son guide), mais se mettre un masque sur le nez, par principe de précaution ; car l’atmosphère actuelle qui règne au sommet du pouvoir chatouille désagréablement les narines – tout en caressant celles de Marine Le Pen.

Entre Néandertal et Cro-Magnon (on n’est pas à 18 000 ans près), l’Histoire peut toujours être ainsi revisitée : l’art pariétal possède désormais son auguste thuriféraire d’un jour.

Dominique Hasselmann

Rock Fall Hazard

La dernière fois, on pouvait suivre le petit sentier qui descendait jusqu’à la plage de galets.

Maintenant, le site du Cap Blanc-Nez (62) est classé (trop de monde piétinait le coin), comme son cousin le Cap Gris-Nez. Les chemins sont bétonnés, un grand parking s’étend – il est encore gratuit pour le moment – et tous les promeneurs se dirigeaient, samedi après-midi, vers le haut de la colline avec son obélisque dédié à la Dover Patrol.

blanc-nez1_dh.1284350915.jpg (Photos : cliquer pour agrandir.)blanc-nez2_dh.1284351085.jpg blanc-nez3_dh.1284351183.jpgblanc-nez4_dh.1284351269.jpg blanc-nez5_dh.1284351401.jpg

Le nom de Sangatte fait penser à ce camp, près de Calais, démantelé (son premier acte politique en tant que ministre de droite) par Eric Besson : la côte anglaise est de l’autre côté, avec ses ferries tentateurs pour les « clandestins » ; on en croisera un peu plus tard deux marchant le long de l’autoroute, sur la bande d’arrêt d’urgence.

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Là-haut, le vent souffle à décorner un Hortefeux. En bas, la grande marée lèche les cailloux polis, gris, bleus, jaunes, comme une toile de peinture immense déposée sous nos yeux mouillés par les embruns. La pêche est-elle assurée ? La falaise s’effrite : même le hasard prend ici un air (marin) étranger.

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Et hier matin, la nouvelle du décès de Claude Chabrol, appétit d’ogre d’images : merci, entre autres délices, pour les repas partagés sur écran (bravo à France 2 pour le choix du film de dimanche soir, un clin d’œil à l’actualité ?).

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Dominique Hasselmann

(Re)vêtements urbains

Pour le moment, le port du costume-cravate anthracite n’est pas encore obligatoire dans la rue pour les hommes et il n’y a pas de loi sur ce sujet comme la future législation anti-niqab.

Chacun est donc libre de s’habiller comme il l’entend, ainsi qu’il pouvait le faire dans son pays : cela donne même parfois des couleurs chatoyantes au flux urbain, on voyage en pensée.

rue-sibour_dh.1284180902.jpg(Photo : Paris, hier, rue Sibour, 10ème. Cliquer pour agrandir.)

A New York – oui, c’est aujourd’hui l’anniversaire du 11-Septembrela polémique fait rage (Coran à brûler et mosquée à construire près de Ground Zero) et enrager contre les musulmans assimilés à des terroristes.

Pourtant il existe bien un lieu de culte remarquable à Brooklin, situé au coin de la 3ème Avenue et de la 96ème rue. Le ministre Eric Besson, bientôt remarié avec une jeune Tunisienne, devrait y faire un saut.

Et puis écouter le Parlement européen, qui ne partage pas tout à fait la politique française d’expulsions de Roms vers Bucarest.

Là, près de la place de la bataille de Stalingrad, j’ai d’abord aperçu votre bonnet, que vous portiez fièrement, et puis ce long (re)vêtement urbain blanc, une sorte de gandoura et cela faisait un bel ensemble. Vous alliez quelque part d’une manière déterminée, sans vous soucier des regards d’autrui, mais dans ce quartier la population est certes plus « mélangée » que dans le 16ème arrondissement.

A Paris, le 10 septembre, le soleil resplendissait pour tout le monde.

kiabi.1284181409.jpg (Photo : Paris, hier, boulevard de la Villette, 19e. Cliquer pour agrandir.)

Dominique Hasselmann

Lautréamont terrassé ?

A Paris, l’aménagement du quartier des Halles (1er) a bel et bien commencé : le jardin est inacessible et en travaux. Des panneaux « permis de démolir » fleurissent un peu partout.

Sur la terrasse Lautréamont, le Conservatoire municipal est fermé, il a été transféré rue Jean-Jacques Rousseau, près de la Bourse du Travail ; il suffit de longer la rue Rambuteau et de tourner à droite.

halles1_dh.1284097001.jpg (Photos prises hier. Cliquer pour agrandir.)

En parallèle avec la transformation programmée de la place de la République, la mairie de Paris a mis sur les rails de vastes chantiers. Ainsi, les architectes ont phosphoré : on ignore juste s’il restera des espèces d’espaces pour les poètes.

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« Ô lampe poétique ! toi qui serais mon amie si tu pouvais me comprendre, quand mes pieds foulent le basalte des églises, dans les heures nocturnes, pourquoi te mets-tu à briller d’une manière qui, je l’avoue, me parait extraordinaire ? Tes reflets se colorent, alors, des nuances blanches de la lumière électrique ; l’œil ne peut pas te fixer ; et tu éclaires d’une flamme nouvelle et puissante les moindres détails du chenil du Créateur, comme si tu étais en proie à une sainte colère. Et, quand je me retire après avoir blasphémé, tu redeviens inaperçue, modeste et pâle, sûre d’avoir accompli un acte de justice. Dis-moi, un peu ; serait-ce, parce que tu connais les détours de mon cœur, que, lorsqu’il m’arrive d’apparaître où tu veilles, tu t’empresses de désigner ma présence pernicieuse, et de porter l’attention des adorateurs vers le côté où vient de se montrer l’ennemi des hommes ? Je penche vers cette opinion ; car, moi aussi, je commence à te connaître ; et je sais qui tu es, vieille sorcière, qui veilles si bien sur les mosquées sacrées, où se pavane, comme la crête d’un coq, ton maître curieux. Vigilante gardienne, tu t’es donné une mission folle. Je t’avertis ; la première fois que tu me désigneras à la prudence de mes semblables, par l’augmentation de tes lueurs phosphorescentes, comme je n’aime pas ce phénomène d’optique, qui n’est mentionné, du reste, dans aucun livre de physique, je te prends par la peau de ta poitrine, en accrochant mes griffes aux escarres de ta nuque teigneuse, et je te jette dans la Seine. »

Lautréamont, Les Chants de Maldoror, Chant deuxième.

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Dominique Hasselmann

Peinture rouge et rue barrée

Sans nous presser, nous y sommes allés. Il y avait sacrément de monde, et même du beau monde : j’ai vu beaucoup de gens connus, qui donnaient des interviews aux télés, ils étaient entourés, survolés et survoltés comme par des essaims de mouches, cameramen, photographes, gardes du corps, badauds jouant tous avec des appareils photos numériques ou des iPhone…

La grande manif était étouffante, mais le plus amusant c’était ces cohortes interminables de manifestants qui arrivaient de la place de la Bastille à pied pour rejoindre le lieu de rendez-vous place de la République, donc en sens inverse du parcours prévu, avec une heure de retard.

Il faut dire que ça circulait dans tous les sens, et il était prévisible que les chiffres d’Hortefeux seraient ridicules, mais il ne craint plus rien puisque personne ne le croit plus.

Dans cette foule, beaucoup de jolies filles, et des types ayant une certaine personnalité : celui qui ne fait pas de politique reste chez lui et regarde, comme Michel Houellebecq (aperçu hier soir dans le journal de France 2) Jean-Pierre Pernaut sur TF1 – sauf quand il écrit son livre car alors il « a coupé » avec l’actualité –  et puis, après tout, la littérature est un monde à part.

Ce qui est bien dans les manifs, c’est ce brassage de populations ; il y a même des immigrés, des sans-papiers (ils n’ont pas peur de se faire contrôler par les flics planqués dans les rues adjacentes ?) et ça navigue d’en-avant en arrière, je ne dirai pas de gauche à droite, non, ce n’est pas la même chose.

Avec mon pote Salim, on a décidé de se faire un peu de publicité. Là-bas, soudain, j’aperçois Jean-Luc Mélenchon, toujours fringant, suivi par une cohorte de caméras avec leurs micros recouverts de grosses pelures anti-bruit, vraiment, c’est moche, au XXIème siècle !

— Tiens, bonjour Jean-Luc, le PDG, oh pardon, le Parti de Gauche (PG, on l’a échappé belle !), ça va comme tu veux, et bientôt 2012 ?

jlm_dh.1284011085.jpg (Photo prise le 7 septembre à Paris. Cliquer pour agrandir.)

Il ne me répond pas, on voit bien qu’il sait distinguer le vrai journaliste du faux, Arlette Chabot d’un apprenti de i>Télé. Cet homme politique arbore de beaux cheveux noirs, et a gardé sa force de conviction intacte. Après tout, ne ferait-il pas un excellent président de la République ?

Tout d’un coup, j’ai sorti ma bombe à peinture, Salim l’avait achetée au BHV, ce n’est pas encore interdit, et j’ai alors balancé un jet rouge dans la figure de l’homme politique, de la même couleur que ses petits drapeaux.

Evidemment, j’ai été immédiatement attrapé et ceinturé par ses gardes du corps (ils ont des écouteurs dans les oreilles, ils adorent sûrement Metallica) et emmené à l’extérieur du parcours revendicatif. Salim a fait celui qui ne me connaissait pas, et il s’est vite carapaté par la rue Charlot, là où squattaient, avant d’être délogés, des travailleurs immigrés et sans permis de séjour, « green card », on dit entre nous pour faire américain.

Les gorilles m’ont traîné jusqu’à un car de police qui barrait la rue du Faubourg-du-Temple. Des mains anonymes avaient tagué leur véhicule, sans souci apparent.

Les flics de base, qui n’avaient rien remarqué, allaient devoir rédiger un rapport sur cette dégradation, pire que la Légion d’honneur refusée, il n’y a pas très longtemps, par un philosophe quelque peu susceptible.

J’espère être relâché d’ici le 23 septembre.

police_dh.1284011182.jpg (Photo : cliquer pour agrandir.)

Dominique Hasselmann

Sondage anti-sarkozyste « in vivo »

Des mots soudain retrouvés, une belle formule inventée : « JE lutte des classes ».

L’ampleur des manifestations contre la réforme des retraites et la politique du gouvernement actuel, hier dans toute la France, même trafiquée dans les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales, ressemblait à un sondage anti-sarkozyste in vivo.

A Paris, grande foule, lente houle, obligée de se scinder en deux cortèges, boulevards du Temple et Voltaire, pour réussir à démarrer depuis la place de la République en direction de la Bastille puis de la Nation.

Encore quelques photos (avant l’indigestion) : le programme de l’opposition démocratique est aussi en marche.

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retraites7_dh.1283917370.jpg retraites9_dh.1283917437.jpg retraites10_dh.1283917573.jpg retraites14_dh.1283917656.jpg retraites15_dh.1283917730.jpg retraites17_dh.1283917804.jpg  retraites18_dh.1283917887.jpgretraites19_dh.1283917979.jpgretraites22_dh.1283918312.jpgretraites23_dh.1283918402.jpg retraites24_dh.1283918511.jpg(Photos : cliquer pour agrandir.)

Dominique Hasselmann

« Le gouvernement de Vichy va tout de suite très vite »

Ce livre, déjà cité à plusieurs reprises par Le Chasse-clou, demeure une mine historique (non désamorcée). Il est toujours intéressant d’en relire, à simple titre de curiosité, quelques pages ici ou là.

« La France aux Français ! » C’est un des effets les plus notables du discours pétainiste, que cette expression puisse devenir un slogan national, officialisé par un article célèbre du Temps, sans que personne y lise un appel même allusif à la résistance contre l’occupant. Au moment où la souveraineté de Vichy ne s’étend que sur une « zone » étroitement surveillée par les Allemands, on s’en prend à la IIIe République, qui n’a pas su faire respecter la nationalité française, en acceptant la présence et la naturalisation de trop d’étrangers.

Lucien Rebatet, responsable du Journal parlé de Paris, n’offense pas le bon ton pétainiste lorsqu’il se vante de repérer dans son courrier les lettres des « Français de fraîche date », dès les premiers mots : « Modeste ouvrier métallurgiste, père de sept enfants dont deux prisonniers » ou encore : « Simple agriculteur du Forez, catholique pratiquant, ancien combattant trois fois blessé en 1914, ayant élevé ma nombreuse famille dans la foi de mes pères (1). »

Si la chasse à l’étranger prend cette importance obsessionnelle chez les vichyssois, c’est pour faire oublier que les vrais Français étaient devenus sur les routes de l’exode étrangers dans leur propre pays. Alsaciens ou Lorrains, ils ont dû devenir allemands ; habitant la zone occupée, ils doivent vivre à l’heure de Berlin : les horloges sont retardées pour coïncider avec le temps du Reich, et c’est en pleine nuit que les enfants se rendent à l’école.

Pour aller de France en France, il faut passer par une frontière allemande. Cette expérience quotidienne du déracinement rend nécessaire un discours qui la démente.

Avec la débâcle, tout s’est trouvé confondu. Il s’agit maintenant de retrouver le sens des distinctions. Etre raciste, n’est-ce pas être amoureux selon Bernard Shaw ? Exagérer démesurément la différence entre un être et un autre. Le gouvernement de Vichy va tout de suite très vite : Pétain reçoit les pleins pouvoirs le 10 juillet 40 ; le 16, est décrétée la loi relative à la procédure de déchéance de la qualité de Français ; le 22, la loi relative à la révision des naturalisations ; le 23, la loi relative à la déchéance de la nationalité française, à l’égard des Français qui ont quitté la France entre le 10 mai et le 30 juin 1940 (il s’agit notamment des personnalités qui se sont embarquées sur le Massilia, de de Gaulle et des premiers gaullistes).

Désormais, espère-t-on à l’hôtel du Parc, les Français seront vissés à la France pétainiste. Et le racisme reconstitue de nouvelles frontières.

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(1) Lucien Rebatet, Les Décombres, éd. Denoël, 1942. »

Gérard Miller, Les pousse-au-jouir du maréchal Pétain (Le Seuil, Paris, pages 180-182).

gerard-miller_dh.1283827190.jpg (Scan : cliquer pour agrandir.)

Dominique Hasselmann