Into the Wild : « camera movie »

Le problème des bandes-annonces des films, c’est qu’elles les déflorent et n’en donnent que l’idée la plus spectaculaire en sélectionnant des mini-séquences coups de poing (quand il y en a) ou se tenant sur le côté emblématique.

Idem aussi, alors, concernant tout article d’un critique de cinéma qui résume l’œuvre de A à Z, sachant qu’heureusement il n’arrivera pas à retranscrire les images (déjà aperçues pour partie dans la bande-annonce !), même si son papier est illustré de quelques photos extraites du film en jeu.

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Pour Into the Wild, de Sean Penn, vu hier dans une salle bordant le bassin de la Villette, à Paris, on peut se laisser emporter sans aucune réserve par la mise en scène choisie : « road movie », dit-on trop facilement (Walter Salles prépare l’adaptation de On the Road, d’après Jack Kerouac).

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Oui, plutôt « camera movie », car c’est elle qui commande à la géographie et à la métaphysique : aux rivières, à la mer, aux montagnes, aux déserts, elle qui décide, qui vole, qui plane, qui cadre en biais sous l’un de ces énormes « trucks » à la Duel.

C’est elle qui fonce à tombeau ouvert en canoë, en train, en voiture, seuls les avions qui tracent du blanc dans le ciel bleu ne l’ont pas embarquée (car seuls les hélicoptères l’ont accueillie), elle s’élève librement sur les ailes d’un aigle – et le « héros » solitaire est capturé comme élément infinitésimal dans l’immensité neigeuse et le bus immobile.

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Dominique Hasselmann

« Va et regarde » : impossible de fermer les paupières

C’est un film dont on ne sort pas indemne, comme si l’on revenait de guerre soi-même, avec les éclairs des balles traçantes dans les yeux, les cris gutturaux, le feu dévorant insatiablement.

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Oui, le titre français Requiem pour un massacre en rajoute par rapport à sa version originale, une phrase tirée de la Bible : « Va et regarde ». Mais dès que l’on embarque dans l’histoire, c’est l’enchaînement de la violence, de la folie, de l’inéluctable : la mort dirige le film d’Elem Klimov (son objectif ressemble à une faux) jusqu’à la vengeance finale, déchaînement immédiat et remâché face à l’insupportable et à la logique noire de l’extermination.

L’enfant de treize ans, incarné ou décharné par Alexei Kravtchenko, est le témoin devenu adulte de la cruauté la plus grande des Nazis contre les partisans russes. Les mouvements de caméra (« steadycam » en plans-séquences longs et urgents) posent ou imposent son regard effrayé, effrayant, sur le tourbillon, l’ouragan de fer qui tue, anéantit et déracine tout sur son passage. L’herbe ne repousse plus, ni les arbres, les planches des églises brûlées ne pourront même pas servir de cercueils aux vivants-morts.

Ce regard, notre regard (impossible de fermer les paupières), soumis à l’horreur, se mêle à quelques courts instants de bonheur ou de beauté, puis ces catégories définitivement anciennes, en 1943, sont laminées par des scènes à la Jérôme Bosch.

La bande-son est à la hauteur de la bande-image : elle ne la copie pas ou ne la souligne pas, elle vit sa vie abasourdie, dérisoire, ou son martèlement furieux en parallèle.

Elem Klimov, né le 9 juillet 1933 à Saint-Petersbourg, est décédé le 26 octobre 2003 à Moscou. Ce fut son dernier film : mais qu’aurait-il pu encore hurler après celui-ci ?

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Lorsque le film, réalisé en 1985, est sorti en France, il a été récupéré dans une édition vidéo spécialisée dans les films de SS (le mot « massacre » se prêtait facilement à ce jeu sinistre), dont on peut voir ici le style de la jaquette.

Le 18 septembre 2007, l’oeuvre a été rééditée par Potemkine, magasin accueillant de la rue Beaurepaire à Paris (10e), ouvert en janvier 2006, et dont les animateurs – qui affirment clairement leurs choix – ne pouvaient se contenter de vendre, fût-ce uniquement, des films triés sur le volet de l’exigence : c’est le premier titre, déjà suivi d’un deuxième, de la ligne éditoriale (ou « générale ») appliquée à leur catalogue tout neuf.

Le « K » rouge, inversé, de l’enseigne Potemkine, indiquant la direction prise, s’aperçoit de profil dans la rue qui relie la place de la République au canal Saint-Martin ; à l’intérieur du magasin, on voit même parfois la charmante ancienne baby-sitter de deux enfants dont elle s’était occupée naguère : elle a trouvé là, maintenant, le moyen d’éditer son goût marqué pour l’esthétique.

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Dominique Hasselmann

Nicolas Sarkozy dans son parc d’attractions sentimentales

Cette fois-ci, ce n’est donc plus une journaliste, mais une chanteuse sur laquelle le président de la République aurait jeté son dévolu, comme on lance un filet de pêche, presque deux mois après son divorce en date du 18 octobre (ici, pas de délai de viduité).

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Il est vrai que la sœur de Carla, Valeria Bruni-Tedeschi est un peu trop « intello » (sortie du film Actrices le 26 décembre) : pourtant, Nicolas adore les prénoms qui se terminent en « a », signe tangible et paradoxal d’un commencement.

Le chantier de reconstruction est donc en cours, et avec l’aval implicite du nouvel ordre amoureux : port du casque obligatoire.

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Nous voilà rassurés sur le moral de Nicolas Sarkozy, et sa promenade médiatique du 15 décembre à Disneyland® Resort Paris (portait-il un serre-tête à grandes oreilles pour faire rire sa nouvelle conquête ?) change agréablement de celle, à prétention culturelle, du récent invité Kadhafi qui avait choisi, lui, d’aller, en limousine blanche, visiter le château de Versailles.

« Sarko l’Américain » (il a dû déguster, dans son parc d’attractions sentimentales, un triple Cheeseburger) n’aura plus qu’à écrire une chanson pour le prochain album de la belle Carla : « Travailler plus pour gagner plus », ça pourrait faire un tube du tonnerre (musique de Laurence Parisot) !

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Dominique Hasselmann

Vers la reconstruction ?

Nicolas Sarkozy joue-t-il aux échecs (comme un Kasparov) ou préfère-t-il les dames ? Nous ne tomberons évidemment pas dans la presse de caniveau, fût-elle parée d’un titre anglais, et nous ne colporterons pas cette nouvelle rumeur, attentatoire aussi bien à la dignité de la fonction présidentielle qu’à celle de la corporation journalistique : nous ne la prendrons qu’avec les gants prophylactiques et les pincettes stérilisées qu’elle mérite.

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Il est pourtant important de connaître comment se porte psychologiquement notre Président bien-aimé : lors de sa dernière intervention télévisée, malgré la pugnacité, et même l’irrespect incroyable, manifestés par PPDA et Arlette Chabot, il ne nous a rien révélé concernant sa vie privée.

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Certes, il aurait pu, comme il l’avait déjà fait, prendre la France à témoin et déclarer, une fois encore, que, comme tout un chacun, il avait ses joies et ses peines : on n’aurait pas été plus avancés, mais la discrétion était sauve et il aurait fallu attendre un communiqué officiel de trois lignes, provenant de l’Elysée, pour apprendre à connaître le dernier « cavalier seul » qu’il aurait enfourché pour la nouvelle Reine de ses jours.

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Pourtant, les journalistes (femmes), Nicola Sarkozy les aime : après Le Figaro, ce serait le tour de Canal + ? Il nous est arrivé de regarder cette jolie professionnelle œuvrer le dimanche : sexy, longues jambes, toujours juchée sur des chaussures à talons d’au moins 10 cm (futur problème de cordonnier dans le couple ?), blonde aux yeux marrons sauteurs, elle sait jouer de son sourire pour poser quelques questions dérangeantes à ses invités politiques.

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Divorcés l’un et l’autre, l’occasion pourrait logiquement pétarader pour les deux – vers la reconstruction ? Mais, ici, nous entrons dans le domaine des spéculations, de la vilaine rumeur, du « buzz » du bizz et de la boue.

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Non, silence : échec et mate ! L’AFP, il n’y a que ça de vrai.

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(Photo : cliquer pour agrandir.)

Dominique Hasselmann

Liberté chérie

« Le communisme avait nationalisé l’intellectuel. Il l’avait doté de pensions et de privilèges, il l’encadrait dans les unions d’écrivains. Le capitalisme l’a privatisé ! Après les écrivains du Parti, voici les intellectuels du Marché. Désormais le pouvoir et l’intellectuel vont la main dans la main ; ils figurent sur les mêmes écrans, et leur langage qui s’est détourné du réel et de la vérité s’est fondu dans le brouhaha des modes et des médias… »

Christian Salmon, Verbicide (Actes Sud, Babel, avril 2007, p.63).

Cher ami,

Tous les jours vous comptez en centaines de millions d’euros, avec Christine Lagarde, ce que le mouvement social actuel coûte à l’économie française : quelques irresponsables sont en train (si l’on ose dire) de saboter la place de notre pays dans le monde.

Le Président l’a bien dit hier : « Il faut savoir terminer une grève » (Guaino aime revisiter l’Histoire), lui qui n’en a sans doute jamais commencé une. La récréation a assez duré, on leur donnera quelques miettes et cessons de parler de « privilégiés » : la consigne est finalement tombée de la bouche auguste.

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François Chérèque, le chef de la CFDT, a dû s’enfuir de la manifestation d’hier à Paris : sa position n’aurait pas été vraiment appréciée. Son « escorte » lui a offert une porte de sortie de secours. Quelques extrémistes exhibaient leurs fiches de paie : est-ce une preuve de quoi que ce soit ? Nicolas Beytout, l’ancien patron du Figaro, ira diriger le pôle médias chez LVMH (et Etienne Mougeotte le journal à la plume d’oie) : va-t-il, pour autant, étaler devant tout le monde son portefeuille Vuitton ?

Un tribunal est occupé par ceux qui l’utilisent, sous prétexte de « carte judiciaire » recomposée : c’est comme si un commissariat de police subissait un sit-in de manifestants (ou d’étudiants).

Vous avez raison : maintenant, assez joué ! Il va falloir travailler encore plus pour rembourser l’argent perdu en pure perte. A Paris, place de la République, dimanche dernier, un groupuscule au masque UMP criait : « Liberté chérie ! »

Oui, chérissons-la, elle est esseulée.

Croyez, cher ami, en ma profonde tristesse.

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Dominique Hasselmann

« La Question humaine » : pellicule sulfureuse

Il faut se dépêcher, à Paris, car le film de Nicolas Klotz La Question humaine n’est plus diffusé que dans quatre salles : MK2 Beaubourg (3e), Reflet Médicis (5e), Les Sept parnassiens (14e), Studio 28 (18e).

Ici, je renvoie tout simplement à l’article d’Antoine de Baecque, paru le 15 septembre dans Rue 89.

Le film lui-même, avec Mathieu Amalric, acteur féru de littérature et réalisateur, en 2002, du Stade de Wimbledon (voir l’analyse de Ronald Klapka), est à recommander à tous ceux qui se préoccupent de l’Histoire, du capitalisme, des pratiques et des rites de l’entreprise, ainsi que du rôle du langage.

Les 50 patrons les mieux payés de France trouveront sûrement un billet de 10 euros, au fond de leurs poches, pour se précipiter à l’une des séances surnageant encore dans le système de distribution filmique français : faute d’apporter des réponses eux-mêmes à La Question humaine, ils pourront toujours entendre poser une question fondamentale et philosophique.

(A propos d’un autre film : une bonne nouvelle !)

Espérons d’ailleurs que les quelques cinémas projetant toujours La Question humaine ne subiront pas le sort du Majestic Bastille (qui devrait rouvrir dès le 31 octobre) : la pellicule sulfureuse l’aurait-elle enflammé lui-même ?

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(Photo prise le 1/10/2007 à 19h.13.)

Dominique Hasselmann

Le gramophone de la place Vendôme

Il est vrai qu’elle n’a pas un instant de repos ou de répit, Rachida Dati, garde des Sceaux et ministre de la Justice.

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Elle saute d’une émission de télévision, dimanche dernier (dans laquelle elle doit subir la diffusion d’une interview du président de la République vantant ses mérites remarquables), à son projet de livre pour se défendre des « ragots » qui circuleraient sur son compte universitaire, d’une soirée « people » chez Christian Dior à la poursuite de l’ensemble des chantiers qu’elle a lancés dans un certain désordre juridique.

Le Monde, daté du 10 octobre, titre sobrement l’article d’Alain Salles consacré à cette boulimie de réformes judiciaires : « Mme Dati impose la vision pénale de M. Sarkozy ». Manière feutrée de dire qu’elle serait « la voix de son maître » ?

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(Image © Pathé-Marconi.)

Après les peines planchers (loi du 10 août) qui promettent deux ans de prison aux récidivistes (bienvenue dans le surpeuplement des établissement pénitentiaires !), la réforme annoncée de la carte judiciaire avec la suppression – après les élections municipales – d’un certain nombre de cours d’appel et de tribunaux de grande instance, la future « Commission d’indemnisation des victimes d’infraction(s) » (Cevi) et la création d’un « juge délégué aux victimes » (Judevi), le renvoi au tribunal des irresponsables pénaux (à têtes d’oxymores), la ministre s’est baptisée « chef des procureurs ».

Il paraît que dans la magistrature, ce n’est pas comme dans la gendarmerie où, d’après la chanson, l’on rit : là, on serait plutôt attristé par la construction de toute cette usine à gaz juridique. Car le gramophone de la place Vendôme (fabrication Pathé-Mariani) laisse entendre comme la musique d’un disque rayé.

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Dominique Hasselmann

Pascal Clément et son fléau

Hier après-midi, page 26 du Monde daté 21 septembre, cette brève, parue dans la rubrique « Culture et Vous », interloquait.

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Ainsi, Pascal Clément, ancien ministre de la Justice ayant cédé sa place, apparemment sans joie excessive, à Rachida Dati, s’est trouvé une nouvelle occupation : hanter les salles obscures, comme un loir, pour dénicher ce qui pourrait faire parler un peu de lui.

Heureusement, il a trouvé ! Le film d’Eric Rohmer, Les Amours d’Astrée et de Céladon, dont l’ « avertissement » d’ordre bucolique, au début de l’œuvre, a eu pour effet de lui déplaire en tant que président du Conseil général de la Loire.

Et d’assigner en référé pour « dénigrement » la société productrice et distributrice du film (Rezo Films, c’est louche comme nom).

Quand on lit la dépêche intégrale de l’AFP, on apprend qu’un certain Lucien Moullier (rien à voir avec le cinéaste Luc Moullet), « conseiller général socialiste, maire de Boën-sur-Lignon et premier vice-président de la communauté de communes du pays d’Astrée », soutient aussi, avec « l’ensemble des élus du conseil général », cette initiative clémente pour la liberté d’expression.

Il semble pourtant que l’infortuné (politiquement parlant) ex-garde des Sceaux, ayant conservé par-devers lui le fléau de sa balance, ait confondu un film de fiction avec un documentaire propagandiste pour sa région.

Mais l’heure n’est plus au cinéma de création, on veut des « résultats ». Arrêtez donc de dénigrer, de critiquer, de salir, de maculer nos beaux paysages et notre culture inoxydable !

Au vu de sa déjà célèbre « lettre de mission » (qui devrait être lue, pour l’édification des esprits, dans tous les établissements artistiques et culturels, qu’ils soient pédagogiques ou commerciaux), on peut penser que la ministre Christine Albanel approuve, d’ici le 26 septembre, cette demande de censure légitime et urgente.

Eric Rohmer a fauté, il doit être châtié. Quelques films abscons, connus d’un cercle restreint de cinéphiles, ne sauraient conférer à cet auteur le statut privilégié (ou spécial) d’un « artiste » pouvant se jouer impunément des lois de la République.

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Dominique Hasselmann

Patrimoniales

Vendredi 14 septembre, les maisons de la rue François Miron (Paris, 4e), et un aperçu de la vitrine de la belle librairie rue de Jouy : le photoreporter US est encore là !

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Samedi 15 septembre, journées patrimoniales, un hôtel particulier du Marais, en plongée depuis le 3ème étage du lycée Sophie-Germain. Le proviseur possède, dans son bureau somptueux, l’un des deux seuls appareils de Rudolph Koenig (1832-1901) existants en France. Le CNAM a tenté de le récupérer, en vain.

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Collection spirite ? Un autre inventeur, au nom semblable mais contemporain, apparaît sur Internet : Hans Otto Koenig.

Ce dimanche matin : un Italien s’est « autotransporté » dans l’avenue, et, sur le balcon, en cours d’élaboration, la stratégie de l’araignée (d’après une nouvelle de Borges dans Fictions).

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Dominique Hasselmann

Matton des boîtes

Ecouté le 1er septembre sur France Culture, reçu en direct du Café de l’industrie par Frédéric Mitterrand, Charles Matton n’est vraiment pas un artiste ordinaire.

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Il allie un nombre illimité de couleurs sur sa palette graphique : peintre, constructeur de « boîtes » (à mater) dans lesquelles des décors sont ramenés à des proportions minuscules – mais d’un réalisme ou d’un surréalisme saisissants – photographe (utilisateur d’un boîtier), réalisateur de films (mise en boîte de pellicule), notamment un sublime Rembrandt, penseur drôle (boîte à malice)…

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Il a vraisemblablement été tout dit sur les œuvres si rares de Charles Matton. L’exposition, qui dure jusqu’au 30 septembre (Maison européenne de la photographie, 5-7 rue de Fourcy, Paris, 4e) : Etats des lieux, montre des endroits (ou des envers de décors) dans tous leurs états, bibliothèques, ateliers, chambres…

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La transe à l’état pur, naissant du gigantisme du regard sur un monde vu de haut, comme une image du passé récupérée sous une taille modifiée par le souvenir.

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En me dirigeant vers le bâtiment toujours aussi hiératique de la MEP (une grande forme architecturale), j’avais bien senti quelques clins d’œil qui me mettaient déjà en boîte… Le monde est petit.

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Dominique Hasselmann