Cette vidéo a été tournée avec un appareil photo Canon Power G7, sans pied, samedi 18 septembre, de 16 h 18 à 16 h 39, sur le pont de Bir-Hakeim, Paris (16e).
Elle comporte les 31 plans originaux. Aumontage, un seul d’entre eux a été réduit en longueur (travelling précédant la survenue de la voiture décapotable) et un autre éliminé (panneau indicateur, vers la fin, qui était vu sous un autre angle).
Le générique a été réalisé par l’adjonction de 3 plans spécifiques.
Cette vidéo est incomplète, mais, tant pis, je la diffuse telle quelle.
Petite fiche technique, qui me rappelle celles, détaillées, qui accompagnent les photos (admirables) de l’expo Willy Ronis à Paris, visitée hier, et qui se termine aujourd’hui :
Les séquences du film ont été tournées près de Bailleul (Nord), le 19 août. Car jefais partie de « la gauche milliardaire » et de ses « bien-pensants », comme vient de hoqueter Hortefeux.
Le soir, j’ai effectué le montage et, après avoir compressé le document, je l’ai envoyé sur YouTube. Mais, à ma grande surprise, seules les sept premières secondes avaient été gardées. Déjà quelques visiteurs (informés comment ?) avaient pu en voir le début qui s’arrêtait brusquement.
Après plusieurs tentatives, et un changement de micro-ordinateur une fois rentré à Paris samedi, j’ai refait le montage et puis, finalement, trop énervé, j’ai tout mis à la corbeille car je me trouvais toujours en butte au même problème.
C’est seulement ce matin que j’ai pu recommencer mais, hélas, au cours de mes manipulations, les originaux de plusieurs plans avaient disparu : deux oies se dandinant devant une ferme et dont on entend encore le cacardement, une voiture traversant le paysage en plan fixe, une cycliste suivie de loin en travelling, un plan au téléobjectif d’un tracteur manoeuvrant lentement dans un champ, une vue assez captivante de ciel nuageux bougeant…
Il reste donc un très simple (et vraiment mini) court-métrage, le voici.
Juste quelques images, prises hier à Saint-Denis (93), notamment de la fac Paris VIII, cette héritière sulfureuse de la mythique Vincennes (créée le 1er janvier 1969) et qui, symboliquement, a fêté l’année dernière ses quarante ans d’existence.
Alors, des noms se bousculent : Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, Noam Chomsky, Hélène Cixous, Alain Badiou… Un repaire (ou repère) de gauchistes, quoi !
Des vidéos restaurées peuvent être librement consultées sur ce site.
L’Université Paris VIIIest une fac toujours étonnante où souffle encore un air de liberté : le respirer, même simplement en passant, fait le plus grand bien, surtout en ce moment.
Plutôt que de jouer au Paysan de Paris, dimanche dernier, sur les Champs-Elysées, j’ai fait un saut jusqu’au Trocadéro. Le palais de Chaillot demeure imposant et les jets d’eau, par temps de soleil, lui dédicacent un scintillement joyeux.
J’ai regardé plus tard la définition que donne Emile Littré dans son Dictionnaire de la langue française (cinq énormes volumes + un supplément, Librairie Hachette et Cie, 1882, typographie A. Lahure, Paris) des mots touriste (tome V, page 2275) et tourisme (Supplément, page 332) : c’est toujours amusant.
Au lieu de les recopier, j’ai tout simplement photographié ces lignes.
(Dictionnaire hérité de mon grand-père paternel.)
J’avais donc pris quelques plans pour une petite vidéo que j’avais annoncée hier, et dont le titre, inscrit carrément dans le texte, pouvait mettre sur la piste (il suffisait de taper sur Google), certains curieux ou lecteurs l’ont donc déjà vue avant sa publication officielle ce matin.
J’ai d’abord aperçu l’affiche du film italien (il sortira le même jour que Téhéran dont a parlé Catherine Désormière sur son blog, le 24 mars), puis je me suis engouffré dans le métro.
(Photo : hier, place Jacques Bonsergent, Paris, 10e. Cliquer pour agrandir.)
J’ai filmé ensuite quelques plans sur le chemin du RER B, perturbé comme ailleurs par un « mouvement social » à la SNCF depuis une semaine : c’est comme ça que le mot grève est pudiquement traduit sur les panneaux d’information au bord du quai.
Dommage qu’aucun syndicaliste ou militant ne distribue ici des tracts pour renseigner les voyageurs et leur expliquer les causes du conflit.
Revenons plutôt, juste quelques secondes, sur « un petit clapotis » récent.
Et puis, à l’instant de mettre la vidéo en ligne, YouTube m’informe qu’une « opération de maintenance » du site empêche la réalisation de l’opération.
Ces deux photos feront donc patienter, je l’espère, les lecteurs du Chasse-clou jusqu’à mercredi matin.
(Photo : hier, RER B. Cliquer pour agrandir.)
Après un retard finalement logique, voici la vidéo promise :
La nuit tombe calmement mais n’est pas un manteau de cimetière.
Les voitures poursuivent leur course de ruche. Il demeure encore un aspect urbain en ville, peu de policiers demandent lespapiers. Le quartier est calme, le ciel est plus clément ici que la terre là-bas. Les morts n’encombrent pas les rues comme en Haïti.
Images anodines ou ondines d’un moment, le 16 janvier 2010 à Paris.
Hier après-midi, l’Association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses) avait appelé les enseignants de cette matière dans les lycées de France (respectons l’identité nationale), et les personnes concernées, à manifester leur opposition à la réforme de Luc Chatel, présentée le 19 novembre dernier, et qui frappe de plein fouet leur discipline (suppression d’une heure trente d’enseignement en seconde, diminution des plages horaires en terminale…), comme d’autres également.
Ils étaient entre 2000 et 3000 (mais 200 à300 selon la police) à exprimer leur colère contre le plan du ministre de l’Education nationale et porte-parole du Gouvernement, en allant du Palais Royal à l’Opéra puis àla Bourse –où les participants dessinèrent par leur présence un immense S.O.S/S.ES.sur la place – jusqu’à la statue de la République, tout cela sous une pluie intermittente.
Voici quelques images des manifestants non cagoulés.
Les souvenirs peuvent-ils rouiller ? Cela dépend sans doute de leur ancienneté, de leur forme et de leur matière. Cette ronde automobile, qui se devait d’être fugitive, réalisée il y a quelques jours – et dans laquelle je n’avais pas pensé à inclure opportunément un taxi Aronde rouge et bleu ! – anime ainsi une sorte de retour enfantin.
Epoque où les écrans du monde « virtuel » n’existaient pas, hormis celui de la télévision qui devait apparaître un jour, dans le salon, avec sa chaîne unique en noir et blanc.
Les petites voitures imitaient alors les grandes, le moteur était à portée de la main, l’imagination faisait le reste. Personne au volant, ce n’était pas gênant. Ma Buick Roadmaster, couleur ciel avec toit marine, a hélas disparu, d’autres aussi (comme dans la réalité américaine). Là, le souvenir est demeuré immatériel.
C’était plus un rassemblement qu’une manifestation, un rendez-vous plus qu’une revendication, un échange plus qu’une déambulation. Le camion-citerne ressemblait à une mère nourricière : le lait coulait à flots (22 000 litres, place de la République, hier à Paris vers midi), ce n’était pas un malheureux gâchis mais un véritable don.
Les bouteilles de plastique ou de verre, même des jerrycans, se tendaient, naviguaient jusqu’aux entonnoirs de la source miraculeuse et gratuite. Les bienfaiteurs étaient vêtus de tee-shirts blancs, évidemment, et l’on n’aurait jamais pensé (ou cru) que tant de gens à Paris avaient, ce jour-là, une telle soif de lait.
Le ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, lui, avait sans doute omis d’inscrire l’événement sur son agenda surchargé. Et puis, ces petites fêtes populaires, ce n’est pas vraiment sa tasse de thé.
Sur cette place de Stalingrad (Paris, 19e), ou de la bataille de Stalingrad, avec ses travaux qui devraient bientôt finir, comment ne pas penser au « Petit père des peuples » ? Vladimir Poutine était hier en Pologne, mais c’est le discours d’Angela Merkel qui a marqué un point historique.
Pas loin du carrefour où se battent pacifiquement métros, bus, voitures, deux-roues et piétons (c’est la rentrée), le havre de paix des cinémas du bassin de La Villette : quai de Seine, hier après-midi, le soleil réapparu, on émerge du film Un Prophète comme un prisonnier devant lequel s’ouvre enfin la porte de la réclusion. Une œuvre forte (interprétations sublimes du jeune acteur Tahar Rahim et de son mentor, Niels Arestrup, sorte de double de Marlon Brando), images du dedans et du dehors, de la destruction et de la reconstruction. Bande-son super, mise en scène verrouillée à fond par Jacques Audiard.