La peau des murs

Le tag de plein air est considéré par certains comme une sorte de zona propagé par des zazous zutiques : ce serait la maladie de la peau des murs.

Paradoxalement, ou logiquement, c’est dans la rue Alibert (Paris, Xème) qu’une véritable éruption de cet herpès multicolore se laissait voir, dimanche, des deux côtés de la voie débouchant sur le carrefour de l’avenue Parmentier.

la-peau1_dh.1276492738.jpg (Photo rhino : cliquer pour agrandir.)

Un rhinocéros de belles dimensions s’étale en effet à côté du Franprix, juste sous l’école, depuis quelques semaines : et voilà soudain qu’il a attiré tout un échantillon varié, disparate, surprenant ou amusant, d’inventions, reproductions, clins d’œil, paupières de rêves…

la-peau2_dh.1276492932.jpgla-peau3_dh.1276493022.jpg(Photos : cliquer pour agrandir.)

Les promoteurs de l’affichage sauvage entendent bien demander un sursis (quinze jour, un mois ?) à Rémy Féraud, le maire (PS) d’arrondissement,  pour que ses équipes de nettoyeurs – descendants pacifiques de Nikita – laissent vivre encore quelques jours ces fresques à vocation artistique.

la-peau4_dh.1276493233.jpg la-peau5_dh.1276493516.jpg(Photos : cliquer pour agrandir.)

Les murs auraient-ils, pour un temps, retrouvé la parole ?

Dominique Hasselmann

Les cheveux libres

Quand le soir tombe en se cassant parfois la cheville, la densité irréfragable de l’air s’insinue en moi sans que je puisse l’expulser. La fontaine grimaçante du monstre marin crache son eau délicate en perles Debussy, elle surmonte les grondements des véhicules déterminés.

Le Déjazet annonce déjà un spectacle Boris Vian pour septembre, sa minuscule dentelle de fer échappe comme un fer à repasser mécanique à toute rénovation. Mais chez Jenny les boiseries sculptées réchauffent les Alsaciennes en coiffe noire, des cigognes papillonnent ça et là, et la carte-miroir reproduit un tableau derrière la barre dorée de la banquette rouge, le pignon de la maison se trouve accroché au fond de la salle.

Des couleurs (disons Colours, de Dennis Hopper) s’arrogent le droit de se battre en duel dont l’issue verra un pinceau transpercer la toile. Le ciel menace qui n’a pas acheté son parapluie, après avoit payé et obtenu son visa de sortie, comme entendu l’autre jour rue Robert Houdin par la magie des mots, une fois le sas de la porte coffre-fort franchi. Les nuages travaillent tard mais paresseusement, ils se caressent en public sans pudeur aucune. Leur coït ininterrompu défile avec nonchalance dans le silence de l’espace fini tout là-haut.

Ce café irlandais est bourré – normal – à craquer, les tables sur le trottoir accueillent des filles, les types sont à l’intérieur les yeux vissés sur la pelouse-écran d’un vert artificiel. Le ballon aime recevoir des coups de pieds : le masochisme file tout en rondeurs. Les Etats-Unis auraient gagné par un match nul, apprend-on ensuite. Il n’y a pas que la marée noire dans la vie, la photo de ce pélican marron dans Libération faisait peine à voir, Bertrand Tavernier des bayous garde sûrement plein de chutes, un autre Niagara, marais mystérieux de Louisiane et leur brume électrique.

L’insouciance module l’air ambiant qui déambule. La nuit n’est  pas encore venue, a-t-elle un billet d’excuses pour son retard ?

Le manège avec son petit camion de pompiers tourne toujours sur la place et dans la mémoire. L’avion qui laisse les cheveux libres s’élève gracieusement au bout de son bras articulé ; il suffisait alors d’apercevoir la terre vue du ciel à l’altitude de quelques mètres. Ces minutes précieuses parce que trop courtes irradiaient le corps envolé, éperdu.

Rue Beaurepaire, le coiffeur a dévoilé son enseigne : A la tête du client.

rameau_bd.1276406359.jpg(Photo : cliquer pour agrandir.)

Benoît Dehort

Après tout, on s’en foot ?

L’équipe de France – nouvelle dénomination en Afrique du Sud  : « Les Blancs » – a donc fait (un) match nul contre l’Uruguay, hier, lors du début de la Coupe du monde de football.

C’était pourtant à prévoir si l’on en croyait ce titre cynégétique (soufflé d’en haut ?) paru l’après-midi même à la « une » d’un journal électronique :

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(Capture d’écran du monde.fr le 11 juin à 16 h. 27. Cliquer pour mieux viser.)

La partie de jambes en l’air n’aura pas produit grande impression, et le « coach » devrait commencer à compter ses abattis. Il faut dire que les vuvuzelas ont vrillé les oreilles du public, des joueurs et des téléspectateurs durant tout le déroulé de la rencontre sportive.

Ainsi a été inventé l’acouphène géant : mais, après tout, on s’en foot ?

Dominique Hasselmann

« Le Monde » du silence ?

Le 3 juin, Eric Fottorino, directeur du Monde, prenait sa plus belle plume pour s’adresser « à ses lecteurs » et les tenir au courant de la situation financière du groupe, tout en les assurant du maintien de son indépendance face aux investisseurs potentiels ou déclarés pour « recapitaliser » le journal et l’ensemble de sa flottille.

Aucune mention de l’opérateur de télécommunications Orange n’était faite alors dans cet article (il a dû abattre son jeu par surprise).

Hier, on pouvait lire un dossier fort bien documenté dans lenouvelobs.com sur « les ambitions » de Stéphane Richard, le directeur général d’Orange, concernant Le Monde.

Le quotidien Libération, de son côté, traduisait cette information par une formule plus olé-olé, ici :

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(Capture d’écran de libération.fr ce matin.)

Il est vrai que les réunions décisives n’ont pas encore eu lieu, et que le calendrier des opérations pourrait être bousculé selon les souhaits de la Société des rédacteurs du Monde (SRM).

Les prétendants – notamment le groupe du Nouvel Observateur, le trio Pierre Bergé, Xavier Niel, Matthieu Pigasse, et enfin Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet et ami de Christine Lagarde, ainsi que de Nicolas Sarkozy – n’ont pas encore déposé leurs offres finalisées dans la corbeille de la rougissante promise.

pas-besoin-den-avoir-une-grosse7610.1276234988.jpg(Capture d’écran du monde.fr du 7 juin. Cliquer pour augmenter la taille.)

Il est donc tout à fait normal que, vu le contexte sensible des grandes manœuvres financières en cours, les lecteurs du Monde doivent aller chercher dans d’autres organes de presse des informations sur l’avenir de leur journal favori – auquel certains d’entre eux ont même la faiblesse d’être abonnés depuis pas mal de temps.

un-autre-monde-dh.1276240023.jpg (Photo : Paris, boulevard de Magenta, 10e, le 9 juin. Cliquer pour agrandir.)

Dominique Hasselmann

Christine Boutin s’attaque à la mondialisation galopante

Hier, Le Canard enchaîné révélait la rémunération mensuelle (9 500 euros nets), plus quelques avantages annexes, tenant à la « mission » attribuée par le président de la République le 1er décembre 2009  à Christine Boutin, ex-ministre du Logement, sans-abri du gouvernement depuis le 23 juin 2009.

La présidente du Parti chrétien-démocrate, en cumulant sa retraite de parlementaire et ses indemnités de conseillère générale des Yvelines, atteint, d’après Le Monde, un revenu de 18 000 euros par mois : elle n’aura pas besoin de tendre la sébille à la porte d’une église, ni de se présenter aux élections présidentielles de 2012.

Pour faire sérieux, elle a été rattachée, indique l’hebdomadaire satirique paraissant le mercredi, comme « collaborateur de cabinet » d’Eric Woerth, ministre du Travail et de la Solidarité. Il est vrai que le rapport dont toute la France attend impatiemment la rédaction, puis la publication, a pour sujet « les conséquences de la mondialisation ».

Aperçu hier sur France 2 (journal de 20 heures), le travail qui a été confié à cette femme politique, surtout connue jusqu’à présent pour son expertise relative aux tentes Quechua, semble en bonne voie : grâce à un « arrêt sur image » opportun sur le bloc de papier qu’elle remplissait fébrilement avec un stylo-bille, Le Chasse-clou a pu déchiffrer cette page manuscrite : la voici, en exclusivité.

Les conséquances de la mondiallisation

De tous temps, l’homme a été conffronté à la mondiallisation. A l’âge préhystérique, il sait lui-même retrouver face à des zanimaux qui venaient menacé son teritoir : dixnosores, diplodocus, les arts géants, tyrannosaurus rex et autres besttioles déplézentes. 

Après avoir surmonté ces haléas, l’homme a créé l’un dustri. Il a parmesé la terre d’usines poluant l’atmosfaire et le trou dans la couche Pampers d’ozonne s’est agrandie.

Des pays avanssés ont pris consience des menasses que cette mondiallisation fesait péser sur l’avenirre de la planet. En France, Nicolas Sarkozy, le premier, a déteqté les conséquances de ce procèsuce et je les ai listé dans les 3 partties de ce rapport :

— conséquances financiaires : bule spécullative, enrichissemant du secte-heurt banquair (voir affaire Kerviel), chute de l’heuro ;

— conséquances héconomikes : faillitte des pettites et moyaines entreprrises, chomâge à cru, koncentration monopollistique des groupes internationos, dissparicion progrèssive  des services publiques ;

— conséquances humaines : suicides (Renault, France Télécom, La Poste…), émeuttes dans les banlieux, graives, manifesstacions dans les rue, mes contenttements général ou colonel.

Concluzion : un resseremant au niveau de l’Etat s’impose : au boucliet fiskal doit succaider le boucliet gouvernemantal. Des hommes et des femmes de valeurs seront désiniais pour mettre en plasse une politique de righeur qui taxe les povres comme les riches, ferme les fronttières à la mondiallisation gallopante et assure des perce-pectives sourrianttes à tous les Français.

Christine Boutin

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(Photo Ouest France. Le tag a été rajouté.)

Dominique Hasselmann

Vrac photographique

Dans la rue Martel (Paris, 10e), il y a une locomotive qui accompagne un écrivain plaqué au mur.

cortazar-dh.1276064051.jpg(Photo : cliquer pour agrandir.)

Dans la rue du Château d’Eau, le bar est acccueillant.

comptoir_dh.1276064173.jpg (Photo : cliquer pour agrandir.)

A deux pas, la société Michon annonce qu’elle est transférée rue de Kabylie (9e), dommage on aimait croiser ce nom sur le porche.

michon_dh.1276064274.jpg(Photo : cliquer pour agrandir.)

Plus loin, de jolies filles ne seront sans doute pas retenues pour la prochaine mise en scène de la femme au chapeau.

miss-dh.1276064496.jpg (Photo  : cliquer pour agrandir.)

Dominique Hasselmann

Une idée de Borges

Hier soir, après 20 heures, la voix enjôleuse de Katleen Evin revenait sur la vie et l’œuvre de l’écrivain fantastique en compagnie de Jean-Pierre Bernès (même nombre de lettres dans son nom à la dissonance approchante) : celui-ci vient de publier – en même temps que reparaissent deux nouveaux tomes de La Pléiade – un livre intitulé : J. L. Borges : La vie commence, Le Cherche-midi éditeur.

J’ai relu ensuite juste une nouvelle qui figure dans Fictions (Folio/Gallimard N°614, édition de septembre 1988) : La bibliothèque de Babel, d’où proviennent les citations extraites ici.

« Comme tous les hommes de la Bibliothèque, j’ai voyagé dans ma jeunesse ; j’ai effectué des pèlerinages à la recherche d’un livre et peut-être du catalogue  des catalogues ; maintenant que mes yeux sont à peine capables de déchiffrer ce que j’écris, je me prépare à mourir à quelques courtes lieues de l’hexagone où je naquis. » (page 72)

En regardant plus tard ces photos d’un « tube » Citroën, captées dimanche dernier, j’imaginais être devenu presqu’aveugle. Les images flirtaient soudain avec l’impressionnisme (problème de mise au point prise en défaut par l’imprévu).

tube1_dh.1275973872.jpg(Photo : cliquer pour agrandir.)

Le livre n’était pas de sable mais de macadam : les véhicules se bousculaient dans la confusion molle du rêve diurne. Le carrousel autour de la statue au rameau d’olivier se perpétuait sur un rythme de tango. L’accordéon était sorti du métro labyrinthique. Les ombres perdaient leurs couleurs (ne subsistait évidemment que le jaune et un peu de rouge). Ce qui devait être écrit demeurerait comme une simple possibilité de mouvement.

« Je le répète : il suffit qu’un livre soit concevable pour qu’il existe. Ce qui est impossible est seul exclu. Par exemple : aucun livre n’est aussi une échelle, bien que sans doute il y ait des livres qui discutent, qui nient et qui démontrent cette possibilité, et d’autres dont la structure a quelque rapport avec celle d’une échelle. » (page 79)

L’apparition du petit camion, maintenant que j’y repense, après avoir entendu la voix de Borges s’exprimant en français et reparcouru sa Bibliothèque qui provoque « un bonheur extravagant », ne pouvait être fortuite, elle annonçait la présence sonore, un jour plus tard, de l’auteur incomparable, dispersé en des millions de livres comme un nuage de cendres sur la planète (le volcan islandais, était-ce un signe ?), transporté peut-être lui-même dans ce genre de bibliobus si trouble.

« Je ne puis combiner une série quelconque de caractères, par exemple

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que la divine Bibliothèque n’aie déjà prévue, et qui dans quelqu’une de ses langues secrètes ne renferme une signification terrible. »

tube2_dh.1275974042.jpg(Photo : cliquer pour agrandir.)

Dominique Hasselmann

Le foot et le hourvari

Un mois pile : du 11 juin au 11 juillet, ça va durer, le Mondial de foot en Afrique du Sud.

Un mois de retransmissions télé (avec des commentateurs « sportifs » plus chauvins les uns que les autres), de beuglements dans les rues ou sur les places où seront installés des écrans géants, de hurlements ou d’applaudissements le soir aux terrasses des cafés et des restaurants qui l’ont inscrit au menu.

Comment y échapper ? Journaux, radios, infos télévisées : partout, le foot à la « une », s’il n’y a pas une autre catastrophe concurrente.

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(Rama Yade, photo Le Parisien/Frédéric Dugit.)

Déjà, les conditions d’installation des « Bleus » ont été vertement critiquées par Rama Yade, la sous-ministre des sports dans le gouvernement – après qu’elle a tenté de s’occuper des droits de l’Homme qui n’ont rien à voir avec la politique étrangère, selon Bernard Kouchner – vite remise en place par l’ex-chef  d’orchestre pandémique de la grippe A, opus H1N1.

Et maintenant, après la défaite récente, en match d’entraînement, contre l’équipe de Chine (un but à zéro), la troupe « coachée » par Raymond Domenech vise la victoire car une petite prime miroite à la clé pour chacun des joueurs. Un « bonus », comme dans une grande entreprise, au vu des objectifs atteints.

Mais « les Bleus » peuvent se les rouler encore quelques jours avant d’aller affronter, pour commencer, l’Uruguay.

On tremble déjà pour le score : il suffira pourtant d’écouter le hourvari qui va monter de la ville pour être renseigné en direct sur le déroulement de la fantastique « compét’« . 

diffusion_dh.1275887895.jpg(Photo : hier à Paris, en fin de matinée. Cliquer pour agrandir.)

Dominique Hasselmann

Rétrovision d’un instant

Nuages théoriques

effilochés nickelés de leur gaze délétère

s’amusant à zébrer la tranquillité du ciel

la perspective fut lointaine

sonnette silencieuse  

rétrovision d’un instant

l’univers résiderait là-haut

tandis qu’en bas tout serait asphalte jungle

le bord de l’eau bordélise

une approche rationnelle

des cyclistes rament des mouettes pédalent

murs graffités rouge ou bleu

les peintres anonymes ont disparu

le bâtiment va et rien ne va

cube rectangulaire abandonné

le long de la voie d’eau

petite autoroute rectiligne liquide

fuir choir pire croire

pandémonium mental

le rythme est donné par le tambour du cœur

chacun est un batteur-né

drumland pour une expo

mécanique huilée

la chaîne et ses maillons

équilibre cisaillé sur deux roues

ni les mains ni les pieds

esquisse d’une fusée sans moteur autre

que l’envie de rouler

ne pas devoir tourner la tête

grâce au miroir portatif

planer en plateaux

vers l’incertain

retro_dh.1275804195.jpg(Photo : cliquer pour agrandir.)

Benoît Dehort

Brice Hortefeux, ministre de l’injure raciale « non publique »

Les propos tenus par Brice Hortefeux le 5 septembre 2009, à Seignosse (Landes) alors qu’il était ministre (ès qualités) de l’Immigration et de l’Identité nationale, plus quelques autres bricoles, ont été condamnés hier par la 17e chambre correctionnelle de Paris.

Le prévenu, qui n’était pas présent à l’audience – la Justice semble être le cadet de ses soucis, après tout, ce n’est pas son « job » – a écopé d’une simple amende de 750 euros pour « injure non publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine, en l’espèce les personnes d’origine arabe, commise à Seignosse dans les Landes, le 5 septembre 2009 », et 2 000 euros de dommages et intérêts plus la somme de 3 588 euros à verser au MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), l’un des plaignants, avec publication du jugement (en rectifiant si possible la date du 5 septembre 2010 qui  est mentionnée) dans un journal au choix des offensés.

injure-raciale.1275725132.jpg (Capture d’écran du monde.fr du 4 juin. Cliquer pour agrandir.)

Il est indispensable de lire intégralement le jugement, publié dès hier après-midi sur son blog par Pascale Robert Diard, chroniqueuse judiciaire au Monde.

L’argumentation judiciaire est imparable. Le ministre est un prévenu qui mérite « contravention », mais un délinquant au regard de la loi.

Brice Hortefeux avait pourtant été l’auteur d’une courageuse déclaration, le 14 août 2009, après avoir suspendu lui-même le préfet Paul Girot de Langlade :  « Je ne tolérerai jamais que des propos racistes ou discriminants soient tenus dans notre pays, d’autant plus par un représentant de l’Etat, quel qu’il soit. Ces comportements sont indignes de notre République. »

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(Photo parue hier sur liberation.fr, voir le blog d’Olivier Beuvelet. Merci à PdB.)

Certes, les propos de Brice Hortefeux (s’adressant, selon lui, aux Auvergnats, ce qui a fait rire toute la France) n’ont pas été proférés en public, dans le but qu’ils soient largement diffusés, mais lors d’un rassemblement des « Jeunes populaires » (sic), ceux-là mêmes du fameux clip rigolo ; mais la vidéo filmée par LCP les faisant connaître, et diffusée par lemonde.fr, a été visionnée par plus d’un million d’internautes.

La question du maintien de l’actuel ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales, est donc posée : condamné, peut-il encore demeurer au sein du gouvernement ?

appel-dhortefeux-dh.1275719815.jpg (Capture d’écran du nouvelobs.com hier. Le tag a été rajouté.)

Ayant récolté une simple amende (comme l’un des nombreux automobilistes piégés par ses radars automatiques), mais pas encore le retrait de son permis de conduire une certaine politique, Brice Hortefeux a donc fait appel.

Pour autant, le ministre ne semble pas près de s’amender : difficile en effet de se trouver soumis à la loi commune, surtout quand il n’existe aucun précédent équivalent pour ce genre d’affaire en France.

Dominique Hasselmann